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Vivez l'Odyssée "Canne à sucre et du rhum patrimoine" vue de la mer

Présentation

L’habitation Gradis, ou habitation Prunes, est une ancienne habitation sucrière située sur la commune de Basse-Pointe. Jusqu’à l’abolition définitive de l’esclavage en 1848, la production était principalement assurée par des esclaves. Elle devint propriété des Gradis durant la première moitié du 19e siècle par cession du propriétaire endetté.

Quand Henri Gradis fonde l'usine centrale de Basse-Pointe (dite usine Gradis), en 1889, il traite les cannes à sucre des habitations voisines (Hackaërt, Eyma, Moulin l'Etang, ...) et l’usine devient le poumon économique de Basse-Pointe. Elle est gérée par la Société anonyme des sucreries de l'usine de Basse-Pointe, constituée entre la famille Gradis (actionnaire majoritaire), les propriétaires des habitations voisines, le consul britannique William Lawless et la famille Ariès.
 
La famille Gradis possédait à l'origine une compagnie de transport exportant le sucre de l'usine vers la France, et important les produits nécessaires à son fonctionnement. L'administration fut confiée à M. Depaz qui devint également propriétaire de l'usine en 1921. Le sucre était porté sur les bateaux ancrés dans la rade de Basse-Pointe au moyen d'un câble tendu depuis le quartier Hackaërt jusqu'au pont de ceux-ci. Plus tard, la construction de l'embarcadère a grandement facilité les manœuvres.
 
Les sources d'énergie de l'usine sont la bagasse et l'eau qu'un canal amène avec un débit de 50 litres par seconde. La canne, est alors transportée par un chemin de fer qui relie l’Habitation Eyma à l’usine. La locomotive à vapeur emprunte un pont peu commun pour l’époque construit pour enjamber une partie très encaissée de la rivière basse-Pointe.
 
A titre anecdotique, l’Habitation Gradis a vu naître dans sa rue case-nègres le renommé poète Aimé Césaire, ancien député-maire de la capitale Fort-de-France. La fermeture de l'habitation surviendra en 1963.

Aujourd’hui, le domaine est principalement planté en bananes et les ruines des bâtiments de l’usine sucrière rappellent l’importance de l’activité cannière à l’époque où le sucre était la culture principale et la plus rentable de la région.
 
L’ancienne Maison de maitre accueille désormais le Centre culturel du Grand Nord, lieu d’apprentissage de l’art et du théâtre, en passant par la danse et la musique. Il porte le nom d’ Antoine Tangamen (1902-1992), Un choix en forme d’hommage, rendu à celui qui représente les descendants des Indiens de Martinique, à Basse-Pointe, venus en grand nombre travailler dans les plantations après la fin de la période de l'esclavage. Antoine Tangamen a été commandeur sur l'habitation Gradis, et y a résidé toute sa vie.

Les amateurs de sensations fortes n’hésiteront pas à remonter les canaux de dérivation en bord de falaise pour atteindre le pont de Gradis sur lequel circulait l’une des premières locomotives de l’île (le pont n'est cependant pas accessible car dangereux). 
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14.868024
- Longitude:
-61.115898
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